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Le Feu de la Saint Jean

La petite histoire de la Saint Jean
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Les origines de la fête de la Saint Jean Baptiste remontent au peuples païens, qui en des temps immémoriaux célébraient déjà le solstice d'été. Le 24 juin devenait l'occasion de se réunir autour d'un feu de joie, symbole de la lumière qui est à son apogée en cette période de l'année (solstice d'étéle 21 juin).
La France catholique de Clovis conserva cette tradition du feu de joie pour célébrer la naissance de Saint Jean le Baptiste, le cousin de Jésus qui à baptisé le Christ, marquant ainsi le début de sa vie publique, Jean fut donc le précurseur de Christ, "la lumière" du monde, d'où le lien avec le solstice et le feu de joie.

Les anciens disaient que le 24 juin, il ne devait absolument pas pleuvoir, car c'est là que débute le cycle de la fenaison et des moissons, qui permet d'engranger les réserves de nourritures pour passer l'hiver. Les feux étaient réputés protecteurs des récoltes et la fumée qui s'en dégageait était censée purifier les danseurs et le bétail. Ultime rempart symbolique avant que ne commencent les grand travaux de moissons, on y jetait des créatures maléfiques relatives aux sorcières (crapauds, couleuvres, chats....), pensant ainsi se protéger des agressions potentielles de ces derniers, des éventuels désordres et de la négativité existante. On les disait fécondant, ce qui explique qu'on les enjambaient volontiers. Les sauts promettaient aussi de se marier dans l'année et préservaient des maladies. La pratique des feux de la Saint Jean, bien que souvent abandonnée, n'a pas pour autant disparue, on note même un regain d'intérêt pour cette fête.
Aujourd'hui encore, on fête la Saint Jean sous différentes latitudes. C'est notamment le cas au Québec, où le 24 juin est la fête nationale. A travers le monde entier, des mouvements maçonniques célèbrent la Saint Jean. Plus près de chez nous, les feux retrouvent ou conservent leur place dans bien des villages.
Le vieux sens du rite protecteur et de promotion de la fertilité a plus ou moins été oublié. C'est avant tout une occasion de faire la fête, de se rassembler, de fraterniser dans une ambiance agréable et un cadre champêtre.

Et le fait de se retrouver ainsi entre amis, tout comme les rites ancestraux, a certainement des vertus guérisseuses à bien des maux. J'en mettrai ma main au "feu"....
Un ethnologue américain( Malinowski) a dit un jour:

tout ce qui survit change de fonction, la forme reste, mais le sens change...

La Saint-Jean d'été


Du fait de sa position symbolique au moment où les jours commencent à raccourcir, le lendemain du solstice d'été, la Saint-Jean est l'objet d'importantes manifestations. Au-delà de la célébration propre au saint, elles consistent, ou consistaient essentiellement en :
- feux rituels
- cueillette d'herbes et de plantes
- pratiques magiques.

Ces manifestations, très largement répandues sur le territoire français, ne sont d'ailleurs pas limitées au jour et à la vigile de la fête du saint, mais elles se déroulent jusqu'à la Saint-Pierre-et-Paul, le 29 juin : période qui est désignée comme "cycle de la Saint-Jean".

On assiste là, devant l'impossibilité d'abolir des pratiques bien ancrées dans la tradition populaire, d'origine évidemment païennes, à une tentative de christianisation de ces pratiques. Aujourd'hui; les feux sont parfois bénis et allumés par l'autorité ecclésiastique, ce qui les fait en quelque sorte entrer dans l'orthodoxie, et autorise les assistants à recueillir les tisons sans qu'ils soient pour autant taxés de superstition.

Les rites ne s'en réfèrent pas moins à d'ancestraux gestes communautaires et propitiatoires : La préparation du bûcher fait appel à la participation de chacun (avant d'être réservée aux plus jeunes). La circumambulation avant l'allumage du feu correspond à une sorte d'encerclement magique. Le feu, situé sur une hauteur, est conçu pour être aussi brillant que possible (avec éventuellement ajout de pièces pyrotechniques) : il doit être vu de loin. Dans certains cas, on s'efforçait de lui faire émettre une épaisse fumée pour écarter esprits malfaisants et mauvaises influences, voire pour attirer les nuages et la pluie par magie sympathique. Le passage des bêtes dans la fumée ou les sauts pas-dessus le feu sont plus des moyens de se prévenir contre les maladies et les mauvais sorts, que des rites de fécondité, de même que le fait de passer plantes, herbes et fleurs dans la fumée leur ôte tout caractère nocif et renforce leurs vertus Et les tisons, ramenés chez soi, protègent de certaines calamités, et tout particulièrement de l'orage.

Il est par ailleurs coutumier d'aller les "herbes de la Saint-Jean" - des plantes reconnues par la médecine populaire - dans la nuit du 23 au 24 juin. Leurs pouvoirs sont réputées être alors décuplés.

Moment pivot dans le déroulement de l'année, la Saint-Jean est, comme Noël à l'autre bout du calendrier, un temps périlleux où tout risque de basculer : les sorciers et sorcières sont particulièrement actifs la nuit qui la précède, et c'est, en Bretagne, un des moments où les âmes de l'Anaon, toutes les âmes en peine, se rassemblent. C'est encore cette nuit-là que, de même qu'à Noël, nombre de pierres tournent sur elles-mêmes, en révélant des trésors.

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